Questions fréquentes
FAQ est l'acronyme de "Frequently Asked Questions", (Foire aux questions).
A quelle moment de l'année peut-on voler ?
Dans notre région, de mars à octobre. Notre aérodrome est ouvert du 1er dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre. Le printemps et l'été sont les 2 saisons les plus favorables pour la pratique du vol à voile, l'automne permet des vols plus calmes avec de magnifiques paysages.
Comment se déroule une journée typique de vol ?
Dès 9h00, lors des bonnes journées, les pilotes s'activent pour sortir les machines des hangars. Le briefing a lieu à 9h30 et il est normalement obligatoire pour tous les pilotes. Un instructeur présente la météo du jour ainsi que les consignes de sécurité.
Après le briefing, l'activité de vol peut démarrer dès que les machines sont en piste, en général avec l'école qui volera toute la journée.
Dès que l'activité thermique démarre, en général en fin de matinée, les décollages s'accélèrent, les pilotes se mettent en l'air pour les vols de distance.
Vers la fin de l'après-midi, il faut prévoir les retours de toutes les machines parties en distance. Elles sont rangées au fur et à mesure dans les hangars.
Une fois l'école terminée, normalement vers 19h00, toutes les machines restantes sont rangées.
Il reste à faire l'administration liée aux vols du jour, finaliser la liste de start, remplir les carnets de vol et pour les élèves et instructeurs compléter les document de suivi de formation.
Quelles sont les conditions idéales pour un vol en planeur ?
Les planeurs peuvent restent en l'air en utilisant divers phénomènes naturels:
Les ascendances
C'est le phénomène le plus répandu dans notre région, le pilote exploite les bulles d'air chaud qui s'élève. Il faut donc une journée bien ensoleillée avec une masse d'air instable. Les ascendances sont très souvent marquées par des nuages bourgeonnants appelés cumulus.
La pente
Avec une bise modérée à forte, le pilote peut exploiter les pentes qui sont orientées perpendiculairement au vent. Autour de Montricher, nous pouvons généralement exploiter les pentes du Châtel, du Mont d'Or et du Suchet.
L'onde
Phénomène assez exceptionnel au pied du Jura, il se produit en général après le passage d'un front froid quand le flux d'air est soutenu et orienté au nord-ouest. Vous aurez probablement déjà observé une barre de foehn (ciel bleu) le long du Jura, c'est un bon indicateur de l'onde. Le pilote exploitera la partie montante de la vague, un peu à l'image d'un surfeur sur l'eau.
Les ascendances sont probablement les conditions les plus propices pour un premier vol, la visibilité est en général bonne et les masses d'air relativement tranquille.
Jusqu'où peut-on aller en planeur ?
Cela dépend des éléments suivants:
- Les capacités du pilote et son désir d'aller plus loin
- Les conditions météorologiques du jour et leur étendue
- Le temps à disposition, les vitesses moyennes sur un circuit varient de 90 km/h à plus de 140 km/h
Au départ de Montricher, il y a eu quelques vols de plus de 1000 km réalisés, en directions des Alpes puis de l'Autriche avec retour. Sur le Jura, quelques vols de plus de 850 km avec extension en Allemagne en direction de Nüremberg.
En Europe, il y a des vols jusqu'à environ 1600 km. Certains records établis dans les Andes ont atteints plus de 3000 km.
Les vols courants de distance varient entre 300 et 600 km, au delà il s'agit de pilotes chevronnés.
Si vous êtes curieux, vous pouvez allez voir les vols sur une plateforme en ligne, au jour le jour.
Combien de temps peut-on rester en l'air ?
Comme pour la distance, il faut de bonnes conditions météorologiques pour rester en l'air. Cependant, pour la durée, il n'y a pas besoin qu'elles soient étendues, il faut juste que cela marche à un endroit. Avec du vent et une pente bien exposée, vous pouvez rester en l'air indéfiniment ...
En 1952, un record de 56h 15min a été établi en monoplace et en 1954 un record de 57h 40min a été réalisé en biplace. Voler aussi longtemps étant dangereux, particulièrement en monoplace, ces record ont été interdits ...
Aujourd'hui, les longs vols de distance varient entre 8h et 12h, maximum 14h. Vous comprendrez bien qu'il y a des limites physiologiques à rester assis dans un cockpit étroit pendant une telle durée.
Comment décolle-t-on avec un planeur ?
Il y a différents modes de départ:
- Le remorquage: le planeur est tracté par un avion
- Le treuil: le planeur est tiré par un très long câble s'enroulant sur un puissant treuil qui reste au sol
- Autonome: le planeur a un moteur escamotable qui lui permet de décoller
- Elastique/sandow: un groupe de personnes tend un élastique, une fois la retenue au sol lâchée, le planeur est propulsé dans les airs. Ce mode est pratiqué en montagne avec des planeurs légers/anciens, un élastique ne suffit pas pour des planeurs modernes
- Tracté par une voiture: dans les grands espaces, il est aussi possible de partir tracté par une voiture et un long câble
Peut-on voler où on veut ?
Comme pour la circulation routière, la circulation aérienne est régie par de nombreuses règles qui donnent une priorité absolue à l'aviation commerciale et à la sécurité des passagers.
Il y a donc une infrastructure mise en place avec des espaces aériens précisément définis avec des règles pour chacun d'eux.
Vous comprendrez que les aéroports importants comme Genève et Zürich sont entourés d'espace où il est quasi impossible d'aller en planeur, l'espace étant réservé au trafic de ligne. Par contre, sur le Jura ou dans les Alpes, en restant en dehors de ces espaces réservés, nous pouvons évoluer assez librement.
Combien ça coûte ?
Le coût d'une formation peut varier assez fortement et dépend des facteurs principaux suivants:
- Votre talent (sensibilité, coordination des mouvements)
- Votre engagement (régularité sur le terrain, préparation)
- Votre capacité/vitesse d'apprentissage
Les coûts peuvent être divisés de la façon suivante:
- Frais inscription: 250.-
- Cours théoriques: ~ 450.-
- Cotisations annuelles: de 400.- à 1'200.- (1 à 3 saisons)
- Vols / Remorquage / Taxes départ: de 5'500.- à 8'500.- (50 vols à 100 vols)
Ces chiffres ont été établis sur la base des licences passées ces 3 dernières années.
Soit un coût total de environ 6500.- à 10'500.-.
Préparer ses vols et venir régulièrement au terrain peut contribuer largement à optimiser les coûts et réduire la facture finale.
Comment se déroule la formation pour obtenir la licence ?
La progression se fait en trois grandes phases :
- Phase 1 – Préparation au vol solo : Découverte du pilotage, maîtrise des manœuvres de base et acquisition de l’autonomie nécessaire pour effectuer son premier vol seul à bord.
- Phase 2 – Apprentissage du vol de distance : Développement des compétences pour voler en ascendance, d’abord en biplace puis en solo. Gestion de la navigation, optimisation des ascendances, prise de décisions en route.
- Phase 3 – Préparation à l’examen pratique : Consolidation des compétences, entraînement aux exercices exigés et mise en situation d’examen.
En parallèle, une formation théorique complète et structurée est dispensée. Elle couvre l’ensemble des connaissances nécessaires à la sécurité et à la compréhension du vol à voile. Ces connaissances sont ensuite validées par un examen théorique officiel.
Comment progresse‑t‑on après l’obtention de la licence ?
Une fois la licence en poche, on continue à se faire plaisir avec des vols locaux progressivement élargis.
Pour aller plus loin, les pilotes sont perfectionnés aux atterrissages en campagne (dans des champs), une compétence essentielle pour voler sereinement sur de plus longues distances.
Cette maîtrise permet d’aborder les vols au long cours en toute sécurité et d’explorer pleinement le potentiel du vol à voile.
